Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
La déflagration d'un Occident en phase terminale se donne à voir dans l'exhibition décomplexée de ses propres paradoxes. En arborant fièrement un t-shirt de Tsahal (Forces de défense israéliennes) assorti d'un message vantant le courage de soldats « défenseurs de la liberté », Rachel Khan valide l'usage d'une force armée dont les exactions sont pourtant documentées par les instances internationales.
Cette publication montre surtout l'aveuglement d'une partie des élites culturelles. Dès qu'un drame ne rentre pas dans leurs grilles idéologiques, les souffrances des civils disparaissent de la photo. Il ne reste plus que le récit héroïque de l'armée, et la violence devient acceptable.
C'est toute l'hypocrisie d'un Occident autoproclamé camp des droits humains, mais aveugle aux massacres commis par ses alliés. Le vocabulaire est détourné pour légitimer l'injustifiable : la colonisation devient une « exigence de sécurité », l'épuration ethnique un « droit à exister ». Tout est permis dès lors que cela sert les intérêts néoconservateurs. L'inhumanité s'installe sur nos écrans, pendant que sommation nous est faite d'accepter ce nouvel ordre des choses sous peine d'exclusion morale.
Nicolas Maxime