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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

Guerre en Ukraine : conséquences économiques et énergétiques mondiales

Il n’est pas nécessaire d’entrer ici dans une analyse géopolitique détaillée de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. En revanche, il est possible d’aborder les conséquences de la guerre et des sanctions économiques envers la Russie.

Les Russes sont parmi les plus grands exportateurs de gaz au monde et figurent parmi les principaux fournisseurs de gaz de l’Union européenne[1]. Elle est également l’un des plus grands exportateurs de blé, ainsi que de minerais stratégiques et métaux rares indispensables à de nombreuses industries[2] C’est simple : les prix du gaz, du blé et de certaines matières premières risquent de fortement augmenter. La facture énergétique pourrait ainsi doubler, voire quadrupler, selon l’évolution du conflit et la durée des tensions sur les marchés.

De son côté, Vladimir Poutine a anticipé depuis longtemps l’éventualité de sanctions économiques en constituant d’importantes réserves d’or et de changes afin de limiter leurs effets, préserver la stabilité financière du pays et éviter une crise bancaire majeure.

La Chine, quant à elle, joue un double jeu. Officiellement prudente dans sa position diplomatique, elle soutient néanmoins la Russie sur le plan économique, notamment en accélérant ses importations de gaz et de pétrole russes.

Dans ces conditions, il n’est pas certain que le rapport de force économique soit favorable aux États-Unis et à l’Union européenne. Les économies occidentales pourraient être confrontées à une forte flambée des prix et à une inflation pouvant atteindre 10 voire 15 %, un niveau comparable à celui observé au début des années 1980, sous l’effet de la hausse de l’énergie, de l’alimentation et des matières premières.

Le seul point positif de cette crise pourrait être d’accélérer la transition énergétique et de réduire durablement notre dépendance aux énergies fossiles. Cela nécessiterait toutefois un développement rapide des énergies renouvelables, car la construction de nouvelles centrales nucléaires reste un processus long et coûteux.

 

 

Nicolas Maxime


[1] Selon la Commission européenne, la Russie représentait environ 43,5 % des importations de gaz naturel de l’UE en 2021.

[2] Selon la FAO, la Russie reste le plus grand exportateur de blé au monde avec environ 22 % du marché mondial des exportations.

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