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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

Jordan Bardella : le vide ultime de la pensée

Il est intéressant d’écouter Jordan Bardella attentivement pour se rendre compte du vide de sa pensée politique. On ne trouve chez lui ni analyse sérieuse ni proposition cohérente, mais une succession de postures qui s’effondrent dès lors qu’on les confronte au réel.

Tout d’abord, il parle de réformer l’UE de l’intérieur, ce qui est strictement impossible, puisque celle-ci est avant tout un ensemble juridico-économique de règles contraignantes qui s’imposent à l’ensemble des pays qui la composent, indépendamment des majorités nationales. Prétendre la transformer de l’intérieur relève donc davantage de l'incantation tant les traités européens verrouillent les politiques économiques.

Ensuite, lorsqu’il est présent sur le plateau de Quelle Époque, interrogé par Hugo Clément sur le protectionnisme et sur les mesures concrètes à prendre pour lutter contre Shein et la concurrence déloyale, les seules solutions qu’il propose consistent à lutter contre les normes et les taxes imposées aux entreprises. Autrement dit, on retrouve exactement le même discours néolibéral que Sarkozy, Fillon ou Macron : baisse des contraintes, dérégulation, allègement fiscal, sans jamais remettre en cause les règles du libre-échange et de la mondialisation économique.

Au final, le souverainisme et le protectionnisme de Bardella sont à son image : le vide ultime de la pensée.

 

Nicolas Maxime

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