Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Le gouvernement se vante de la création d’un million d’entreprises. Or, deux tiers des créations d’entreprises sont en réalité des micro-entreprises et concernent en grande partie des activités de prestation de services pour des plateformes dites collaboratives comme Uber ou Deliveroo[1].
On rappelle que le revenu moyen d’un micro-entrepreneur est de 590 euros par mois[2]. De plus, la protection sociale du micro-entrepreneur n’est pas équivalente à celle d’un salarié. Le micro-entrepreneur s’acquitte d’un taux de 22 % de cotisations sociales, lequel n’ouvre pas de droits au chômage et donne très peu de droits aux indemnités journalières et à la retraite[3].
En somme, célébrer la création d’entreprises dans ce pays lorsqu’une bonne partie de ces entreprises concernent en réalité des créations d’emplois rémunérés à la tâche comme à la fin du XIXe siècle, revient à se moquer de la population en lui balançant des fausses informations.
Nicolas Maxime
[1] INSEE, statistiques sur les créations d’entreprises en France montrant que près de 65 % des créations en 2020 se font sous le régime de micro‑entrepreneur.
[2] INSEE, Insee Première n° 1870, juillet 2021.
[3] URSSAF, Auto‑entrepreneur – Cotisations sociales et protection sociale, site officiel, accessible à https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil/sinformer-sur-le-statut/lessentiel-du-statut.html.