Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
La théorie monétaire moderne (MMT) a démontré qu’un État monopoliste de sa devise pouvait dépenser jusqu’à ce qu’il atteigne ses limites, c’est à dire le plein emploi et la maximisation de ses ressources naturelles et technologiques[1]. La garantie d’emploi en tant que telle permet la stabilité des prix en agissant comme stock tampon.
Lors de la pandémie du Covid 19, les États ont dépensé sans compter pour maintenir l’emploi avec des mesures de chômage partiel. Quasiment toutes les économies du monde sont entrées en décroissance avec des pertes entre 15 et 6 points de PIB[2]. Avec la transition écologique, on pourrait imaginer que les secteurs d’activité les plus polluants ralentissent voire disparaissent. Bien entendu, d’autres activités en rapport avec l’écologie pourraient apparaître mais dont le rendement en capital pourrait s’avérer plus faible.
On peut imaginer dans ce cas de figure qu’il y aurait de nombreux chômeurs supplémentaires. En appliquant la MMT, la garantie d’emploi permettrait en théorie d’embaucher ces millions de chômeurs et ainsi de stabiliser les prix. On peut en déduire que la garantie d’emploi pourrait favoriser la décroissance et la transition écologique tout en maintenant le niveau de vie des plus précaires.
Nicolas Maxime
[1] Robert Cauneau, Présentation de la Monnaie Moderne – MMT, MMT France, 16 février 2019, https://mmt-france.org/2019/02/16/presentation-de-la-monnaie-moderne-mmt/.
[2] OCDE, Economic Outlook – Interim Assessment, juin 2020. Tous les pays de l’OCDE entrent en récession en 2020, avec des contractions de PIB allant de –4 % à –12 % selon les pays (ordre de grandeur prévisionnel avant été 2020).