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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

L’effondrement n’a rien d’un projet de société

Cette forme de réjouissance qu’ont certaines personnes appartenant à la mouvance écologiste face à l’effondrement est difficilement compréhensible. À croire certains discours, une crise systémique permettrait spontanément de faire émerger une société plus solidaire où chacun deviendrait agriculteur bio ou éleveur de chèvres dans le Larzac. La réalité risque surtout d’être beaucoup plus brutale.

Un effondrement économique et social signifierait avant tout chômage massif, précarité généralisée, tensions sociales, hausse de la criminalité et violences accrues. Penser que les émeutes ou les mouvements sociaux suffiraient à transformer le système relève de l’illusion. Dans ce contexte, les manifestations seront durement réprimées.

Les élites économiques peuvent très bien préserver leurs intérêts dans un système autoritaire mêlant surveillance, contrôle social et fortes inégalités. Des exemples comme la Chine ou le Brésil montrent qu’il est possible de combiner capitalisme, autoritarisme et consentement d’une partie de la population. L’effondrement n’a rien d’un projet de société.

 

Nicolas Maxime

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