Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Depuis plusieurs mois, une analyse des profils Facebook des soutiens pro-Emmanuel Macron ou des adhérents d’En Marche met en évidence plusieurs tendances récurrentes.
Le soutien type est en moyenne âgé d’environ 50 ans, avec une surreprésentation de personnes plus âgées, autour de la soixantaine. La parité femmes-hommes est globalement respectée, avec parfois une plus grande véhémence dans la défense du président chez certaines femmes.
Sur le plan sociologique, on observe une forte présence de personnes issues des classes aisées. Le profil dominant correspond à des ménages à hauts revenus, même si l’on retrouve également, dans une moindre mesure, des individus issus des classes moyennes, voire de milieux populaires.
Du point de vue professionnel, une part importante de ces soutiens est constituée de retraités. Les actifs exercent majoritairement dans le secteur privé, souvent comme chefs d’entreprise, managers ou cadres. Certains travaillent dans la fonction publique, le plus souvent à des postes d’encadrement ou de responsabilité.
Politiquement, ces profils regroupent d’anciens soutiens du sarkozysme, des ex-membres de l’aile droite du Parti socialiste (ayant soutenu Dominique Strauss-Kahn puis Manuel Valls), ainsi que des partisans du MoDem ayant suivi la ligne de François Bayrou.
Leur positionnement idéologique est marqué par un libéralisme économique affirmé, parfois plus prononcé que celui de certains Républicains. Ils soutiennent la réduction des dépenses publiques et la baisse des impôts, et s’appuient fréquemment sur les analyses d’éditorialistes médiatiques. La valorisation du travail constitue un point central de leur discours, avec une lecture souvent individualisée de la réussite sociale. L’européisme est également un trait structurant, avec une adhésion forte au projet d’intégration européenne, les désaccords étant généralement imputés aux « populismes ».
Sur le plan sociétal, ces soutiens se définissent comme progressistes, bien que certaines contradictions apparaissent, notamment sur les questions liées aux libertés publiques. En pratique, En Marche peut ainsi être perçu comme un parti de droite libérale ou comme relevant de ce que certains qualifient « d’extrême centre ».
Plusieurs profils types se dégagent parmi ces soutiens :
Aujourd’hui, on compte plus de trolls ou de fanatiques parmi les profils, ce qui est étonnant pour un parti qui se veut modéré.
Nicolas Maxime