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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

Quand ceux qui prennent soin de la société sont traités comme un coût

Le suicide d’une directrice d’école maternelle, les grèves des travailleurs sociaux, les urgences à l’arrêt et le conflit entre pompiers et policiers… Tout cela se produit dans une indifférence générale de la part du gouvernement, qui continue sa politique comme si de rien n’était. Il y a un véritable mépris qui s’exerce d’en haut à l’égard de ceux qui choisissent de se mettre au service des autres. Pis encore, cela aurait un coût : un assistant social, un professeur ou un infirmier coûterait « un pognon de dingue » à la collectivité[1]. Les think tanks préfabriqués d’obédience néolibérale comme l’iFRAP, l’Institut Montaigne ou Génération Libre n’arrêtent pas de nous le rabâcher.

Depuis un certain nombre d’années, les services publics sont poussés dans une logique de rationalisation afin de minimiser ces coûts, sans se rendre compte que l’on détruit des services de proximité, que l’on annihile les relations humaines et sociales.

Combien de temps cela va-t-il durer ? Si ces personnes craquent, qui exercera encore ces métiers ? Rappelons que ces professionnels acceptent également de travailler pour des salaires bien inférieurs à la moyenne.

Nous avons malheureusement un gouvernement qui joue avec les braises et qui préfère faire de l’assistanat avec ses amis du CAC 40 et de la finance au lieu d’éteindre le feu. Mais quelle serait la finalité ? Les services publics inopérants seront plus facilement privatisés. Pour les néolibéraux et leur logique de Dieu marché, il n’y a pas de raison que la santé, l’éducation et même la sécurité relèvent du service public.

 

Nicolas Maxime


[1] Emmanuel Macron, « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas », propos tenus lors d’une réunion de travail à l’Élysée et diffusés sur Twitter par Sibeth Ndiaye le 12 juin 2018.

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