Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Il est assez paradoxal de voir des figures du conservatisme identitaire comme Damien Rieu, Sarah Knafo ou Marguerite Stern encenser Elon Musk.
En effet, Musk incarne tout ce qui semble s’opposer à leurs valeurs affichées : il a eu un enfant par gestation pour autrui (GPA), s’est fait le porte-étendard du transhumanisme avec Neuralink – un projet visant à implanter des puces dans le cerveau pour améliorer les capacités humaines – et développe l’intelligence artificielle avec XAI, un supercalculateur qui pourrait remplacer des millions d’emplois. Il défend également le revenu universel, une forme d’assistanat généralisé selon leurs termes, et est un milliardaire sud-africain dont la fortune repose sur la mondialisation.
Elon Musk n’est pas conservateur : il est libertarien, représentatif d’un « progressisme » technologique radical. Ce qui conduit à une conclusion assez claire : ces conservateurs identitaires sont soit en profonde contradiction avec leurs principes - Jean-Claude Michéa, le capitalisme induit une dynamique de progrès[1] -, soit en réalité des libertariens réactionnaires, opposés aux minorités mais fascinés par un modèle de puissance individualiste et technologique.