Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

Le nouveau front libertarien

Des économistes du « cercle de la raison » aux conservateurs comme Eugénie Bastié, en passant par l'identitaire Sarah Knafo, nombreux sont ceux qui applaudissent la politique économique et sociale de Javier Milei.

Un nouveau front idéologique semble se dessiner : préparer les Français à accepter l'idée qu'il n'existe désormais plus d'alternative au libertarianisme autoritaire.

Si vous pensez encore que le terme « fascisme » est exagéré, observez l’expression de Sarah Knafo lorsqu'elle évoque la tronçonneuse, lors de son interview avec Sonia Mabrouk (elle aussi en admiration), dont la jubilation presque perverse trahit le plaisir qu’elle semble éprouver à l’idée de transposer la politique de Javier Milei en France.

En Argentine, les effets concrets de cette politique sont déjà visibles : 5 millions de personnes supplémentaires ont basculé dans la pauvreté, plongées dans une détresse sociale et un dénuement absolu[1]. Une véritable catastrophe humaine.

Il est crucial de faire comprendre à la gauche que la véritable menace ne réside pas dans le RN, mais dans ce fascisme déjà là qui s’installe insidieusement dans l'espace médiatico-politique pour démanteler ce qui reste du bien commun, notamment la Sécurité sociale et les services publics.

Il ne faudra pas se plaindre qu'on n’aura pas prévenu du danger le jour où un (ou une) Milei français aura été élu.

 

Nicolas Maxime


[1] Selon une étude de l’Université de Buenos Aires publiée en novembre 2024, les réformes économiques mises en œuvre par le président Javier Milei ont entraîné une détérioration significative des conditions de vie pour de nombreux Argentins. Au premier trimestre 2024, plus de 6 millions de personnes ne parvenaient pas à satisfaire leurs besoins nutritionnels de base, soit une augmentation de 43,3 % par rapport à l’année précédente.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article