Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Eric Ciotti et Jordan Bardella semblent déjà prêts à imiter Javier Milei dans leur quête nihiliste, visant à démanteler le bien commun, notamment la Sécurité sociale et les services publics. Il convient de rappeler à ces experts en économie qu’appliquer les politiques de la tronçonneuse en France, où l’inflation se limite à 2 % par an (contrairement à l’Argentine où elle dépassait les 50 % par an), provoquerait une récession. Cela entraînerait une explosion du chômage, une baisse de la productivité et aucun effet positif tangible sur l’économie.
Au-delà des questions économiques, le camp de la réaction semble désormais embrasser le libertarianisme, espérant ainsi s’attirer les bonnes grâces des seigneurs du silicium, des corporations étrangères, à l’image de valets serviles envers leurs maîtres. N’oublions pas les propos de Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF, qui résumaient parfaitement cette logique : il s’agissait pour lui de « défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance »[1]. Une vision qui est désormais partagée par celles des patriotes en carton.
Nicolas Maxime
[1] Denis Kessler, Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde, Challenges, 4 octobre 2007.