Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Le « nous sommes en guerre » de 2020 n'était pas une simple parenthèse[1]. Emmanuel Macron semble avoir adopté une posture belliciste vis à vis de la Russie en annonçant des investissements militaires massifs pour la défense, tout en insistant sur le fait qu’il ne souhaite pas augmenter les impôts. Alors que la France doit réduire son déficit public et rééquilibrer ses finances, Macron privilégie une réallocation des dépenses publiques, menaçant ainsi de rogner encore plus sur les secteurs sociaux essentiels.
En réduisant encore les dépenses publiques essentielles, Macron semble privilégier une course à l'armement qui pourrait ne pas avoir l'impact dissuasif recherché, tout en sacrifiant des secteurs vitaux pour les citoyens. La France risque ainsi d'engager des sommes colossales dans une défense dont l'efficacité à court terme demeure incertaine, au détriment de son modèle social. Parce que « nous sommes en guerre ».
Nicolas Maxime
[1] Emmanuel Macron, allocution télévisée aux Français, 16 mars 2020 (entrée en vigueur des mesures le 17 mars 2020), relative à la pandémie de Covid-19 : le président de la République y annonce un confinement général de la population et justifie des mesures exceptionnelles en déclarant à plusieurs reprises « Nous sommes en guerre », mobilisant ainsi un registre rhétorique martial pour qualifier la lutte sanitaire.