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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

Soumission à l'Union Européenne et aux marchés financiers : l'illusion démocratique

Une motion de censure sera déposée par le NFP et probablement soutenue par le RN si le gouvernement Barnier recourt au 49.3 pour faire adopter son budget.

Cependant, ne croyez pas à la victoire. Déjà, les défenseurs de l’ordre établi envisagent des solutions pour sauver l'économie française du marasme actuel. Karim Bouamrane (PS) propose la mise en place d'un gouvernement technique dont l'unique mission serait d'adopter un budget conforme aux exigences européennes, notamment en respectant un déficit inférieur à 3 % du PIB. De son côté, Agnès Verdier-Molinié, la lobbyiste néolibérale, suggère que Macron invoque l'article 16 de la Constitution pour s'octroyer les pleins pouvoirs. La censure pourrait entraîner une hausse immédiate des taux obligataires sur les marchés financiers, d'autant que les taux d'intérêt auxquels emprunte la France sont déjà au même niveau que ceux de la Grèce en raison de l'instabilité actuelle[1].

Au lieu d'explorer des solutions pour réduire cette dépendance aux marchés financiers — comme la reconstitution d'un circuit du Trésor, l'introduction d'une monnaie fiscale ou même la création monétaire directe —, on s'entête à concevoir un budget conforme aux exigences des marchés. Il faut le dire clairement : il n'y a pas de démocratie lorsque les marchés financiers et l'Union européenne dictent nos décisions politiques.

 

Nicolas Maxime


[1] La France a connu une situation inédite le 27 novembre 2024, lorsque ses taux d'emprunt à 10 ans ont brièvement dépassé ceux de la Grèce, atteignant 3,05 % contre 3,02 % pour Athènes. Ce phénomène a été interprété comme un signe de dégradation de la confiance des investisseurs envers la dette française,  https://www.laselectiondujour.com/dette-publique-france-traces-grece.

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