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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

L’élection de Donald Trump : faux remède aux maux du capitalisme

Trump a semble-t-il gagné les élections présidentielles américaines. C'est assez marrant de voir tous les droitards conservateurs pousser des cris de joies à l'annonce de sa réélection en pensant que celui-ci va annihiler le wokisme, mettre fin à l'insécurité ou réduire l'immigration alors que ce sont des conséquences du capitalisme néolibéral. Certains d'entre eux devraient relire Michéa afin de comprendre que le capitalisme germe en lui-même l'idée de progrès[1]. Surtout que Trump est soutenu par Elon Musk, son transhumanisme, son intelligence artificielle et sa conquête de l'espace qui nous emmène vers l'aliénation totale de l'humanité.

Quant aux Démocrates, on ne va pas pleurer sur leur sort car en choisissant une néolibérale progressiste pour les représenter, ils se sont dirigés vers la défaite. 

Quand on pense qu'en 2016 et en 2020, ils auraient pu choisir le candidat idéal pour affronter Trump et rompre réellement avec le néolibéralisme et le néoconservatisme, un certain Bernie Sanders, qui se revendiquait « socialiste », ils ont fait le choix de Clinton et Harris pour perdre et Biden n'a gagné seulement parce que Trump était devenu impopulaire auprès d'une partie de son électorat.

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Photo : Gage Skidmore, Bernie Sanders (19825435041) — Licence CC BY-SA 2.0

Une longue traversée du désert commence pour les Démocrates. Du moment que ces derniers n'auront pas abandonné, à la manière de la gauche européenne, le progressisme libéral pour le socialisme, ils continueront de mordre la poussière face aux Républicains.

 

Nicolas Maxime


[1] Jean-Claude Michéa critique vigoureusement l’idée que le capitalisme pourrait être conservateur ou traditionnel, il soutient au contraire que c’est un système dynamique porteur de progrès. Jean-Claude Michéa, L’Empire du moindre mal, Flammarion, 2007.

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