Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
État-Providence du Capital : forme parasitaire de l’État néolibéral, devenu prestataire de services au bénéfice des marchés financiers et des multinationales, qui redistribue massivement l’argent public vers le capital privé sous forme de subventions, crédits d’impôt, niches fiscales, partenariats public-privé ou paiement des intérêts de la dette publique (notamment via la CADES).
Cette captation des ressources publiques se fait au détriment des dépenses sociales, des services publics et des besoins fondamentaux de la population, transformant la solidarité nationale en un instrument de soutien à l’accumulation du capital.
Il s’appuie pour cela sur de véritables télévangélistes du Capital — éditorialistes, universitaires, consultants, membres de think tanks — grassement rémunérés ou subventionnés par l’argent public, tout en prêchant la réduction des dépenses publiques et la marchandisation généralisée des biens communs.
Ainsi, l’État-Providence du Capital ne protège plus les citoyens, mais assure la prospérité des dominants. Il s’agit d’un grand détournement de la richesse créée collectivement par les travailleurs — que les auteurs de l'ouvrage, Matthieu Aron et Caroline Michel-Aguirre, évaluent à 270 milliards par an[1] — au profit d’une minorité d’acteurs économiques qui convertissent les ressources publiques en rentes privées.
Nicolas Maxime
[1] Matthieu Aron & Caroline Michel‑Aguirre. Le Grand Détournement : Comment milliardaires et multinationales captent l’argent de l’État. Éditions Allary, 2025.