Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Si on comprend bien, Zohran Mamdani est un dangereux islamo-gauchiste pour les néoconservateurs et les droitards parce qu’il soutient la cause palestinienne. Mais par contre, ça ne les dérange nullement quand les dirigeants du bloc occidental — Donald Trump, Emmanuel Macron, Giorgia Meloni en tête — s'empressent de rencontrer et de soutenir Ahmed al-Sharaa, le président syrien, ex-djihadiste, ancien membre de Al-Qaïda, puis de l’EI et islamiste revendiqué.
Depuis son arrivée, des massacres ou violences de masse ciblant des Alaouites et des Druzes ont eu lieu. Quelle hypocrisie des néoconservateurs occidentaux qui vont mettre au pilori un jeune maire franchement élu en le traitant d’islamiste et EN MÊME TEMPS soutenir vraiment un islamiste au pouvoir ! Ceci n’est pas une incohérence mais une inversion totale des valeurs.
On est vraiment entré dans la phase terminale de l’Occident, où la vérité est désormais racontée à l’envers. L’Occident, prisonnier de sa propre duplicité, prêche la démocratie quand ça l’arrange mais pactise avec ses soi-disant ennemis quand ces derniers servent leurs propres intérêts.
Nous sommes entrés définitivement dans une ère où la propagande médiatique s’est muée en post-vérité, et où la vérité, elle, devient subversive.
Nicolas Maxime