Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
« Agnès Verdier Molinié rêve d'un gouvernement d'entrepreneurs (de milliardaires) »
« Darmanin veut céder les dernières participations de l'Etat »
« Antoine Armand veut lancer une revue des dépenses pour faire 5 milliards d'économies supplémentaires »
« Le RN présente un contre-budget avec 15 milliards de baisses de dépenses publiques supplémentaires »
« Éric Zemmour propose de réduire les dépenses publiques de 200 milliards par an »
« Éric Ciotti, comme Javier Milei, veut une tronçonneuse pour couper dans les dépenses publiques »
Toute cette surenchère néolibérale à la réduction des dépenses publiques serait ridicule si elle n'incarnait pas le tournant politique actuel.
Le capitalisme aux abois n'a pas d'autre choix que de sabrer dans les dépenses publiques, c'est-à-dire de proposer l'austérité et la privatisation rampante des services publics et de la Sécurité sociale, socles du bien commun.
C'est là que se situe le fascisme qui n'est pas le retour de la « bête immonde » comme s'imagine trop souvent la gauche. Il s'agit d'un fascisme déjà là, selon Benoît Girard[1], d'un nouveau type, que nous avons déjà expérimenté durant les Gilets Jaunes et la crise sanitaire du Covid 19 qui prend les oripeaux d'un libertarianisme autoritaire et identitaire, destructeur du commun, avec Javier Milei, Giorgia Meloni et Elon Musk comme nouveaux modèles.
Il n'y aura pas d'autre alternative There is no alternative[2] pour assurer la survie du capitalisme. Ceux qui s'opposent devront se préparer à ce que le monopole de la violence étatique s'acharne sur eux.
Soit, nous décidons collectivement de nous en libérer, soit nous subissons de plein fouet le techno féodalisme et son narratif fascisant et déshumanisant : crédit social, surveillance de masse, transhumanisme, précarisation de la population…
Nicolas Maxime
[1] Benoît Girard (Antigone), Revue Antigone | Une nouvelle revue de débat et d’idées.
[2] Discours de lors de la Conférence du Parti conservateur, Brighton, 10 octobre 1980.