Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
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Macron says France prefers 'respect' over 'bullies'
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Entre Macron à Davos, lunettes vissées sur le nez, anglais « à tomber par terre », donnant des leçons de respect plutôt que de brutalité devant un parterre de dirigeants économiques — coucou les Gilets jaunes, les LBD, les mains arrachées et les yeux crevés — comme si la violence était toujours celle des autres et jamais celle liée à son pouvoir ;
entre la Margaret Thatcher du pauvre, persuadée qu’à coups de tableaux Excel on va « dépolitiser » la société civile en supprimant les subventions des associations ;
entre l’ex-Femen reconvertie en prophétesse des « rites », découvrant soudain l’importance du sacré sans avoir jamais lu une ligne des Évangiles ;
entre Brice Couturier, qui après avoir expliqué pendant trente ans que tout soupçon était du populisme, bascule dans un récit quasi-complotiste des « Célérusses » ;
entre Bruno Retailleau, enfin, qui part en croisade contre « la France du canapé », en évoquant la télé des années 90, alors même que les plus jeunes ont déserté la télévision depuis longtemps et sont sur les réseaux sociaux...
Chaque nouvelle, chaque intervention donne l’impression de sortir tout droit d’un article du Gorafi, comme si le réel s'était confondu avec sa satire. On assiste, impuissants, à l’effondrement intellectuel du débat public occidental : une véritable idiocratisation générale, où chacun parle plus fort que l’autre et se rend toujours plus ridicule pour exister, dans une tentative désespérée de masquer le vide existentiel et le nihilisme de sociétés occidentales privées de récit commun.
Plus personne ne regarde le réel tel qu’il est : un système économique à bout de souffle en train de transformer en marchandise jusqu'à nos corps, jusqu'à chaque instant de nos vies.
Paul avait prédit :
« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu. »[1]
Et peut-être que la phase terminale de l’Occident, ce n’est pas la décadence morale au sens réactionnaire, mais l’incapacité collective à penser sérieusement ce qui nous arrive.
En attendant, rien ne nous sera épargné.
Nicolas Maxime