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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

En Italie, la droite populiste supprime le revenu de citoyenneté

En Italie, le gouvernement a tout simplement décidé de supprimer le revenu de citoyenneté (Reddito di cittadinanza), l’équivalent italien du RSA, mis en place en 2021 par le Mouvement 5 étoiles. Des millions de personnes pauvres vont être privées de leur principal revenu de subsistance ou basculer vers des dispositifs beaucoup plus restrictifs et temporaires.

Voilà le vrai visage de la droite populiste, que certains persistent à présenter comme « sociale » ou « antisystème ». En réalité, il s’agit d’une droite atlantiste, européiste et ultra-libérale, parfaitement alignée sur les contraintes budgétaires européennes et les attentes des marchés financiers. La suppression du revenu de citoyenneté relève d’une continuité néolibérale, visant à réduire les dépenses sociales, à discipliner les plus pauvres et à flexibiliser davantage le marché du travail.

Cette décision s’inscrit dans une logique bien connue : faire porter l’effort budgétaire sur les classes populaires tout en préservant les intérêts du capital. Derrière la rhétorique sécuritaire, identitaire ou anti-immigration, la droite populiste mène une politique économique classique, favorable au patronat, à l’austérité sociale et à la mise au travail forcée des plus précaires. Elle constitue ainsi la face réactionnaire du néolibéralisme, là où les gouvernements dits « progressistes » en incarnent la version technocratique.

L’expérience italienne confirme une tendance plus large observée en Europe : une fois au pouvoir, les droites populistes ne s’attaquent ni aux structures économiques, ni aux inégalités de richesse, mais bien aux droits sociaux des plus pauvres, au nom de la « responsabilité », de la « lutte contre l’assistanat » et de la « rigueur budgétaire ».

 

Nicolas Maxime

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