Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
- Deux personnes d'au moins 50 ans se disputent à la caisse d'un magasin parce que l'une lui aurait pris sa place. De là fusent les noms d'oiseaux, les insultes et même les menaces jusqu'à ce que le vigile les sépare.
- Un sans-abri fait la manche. Une famille passe devant lui et la jeune adolescente trouve que le chien est beau. La mère l'éloigne en lui disant de faire attention au clochard.
- Une association caritative cherche à recueillir des dons pour Noël. Un monsieur passe et interpelle les bénévoles : « J'espère que c'est pas encore pour les migrants ».
On peut se demander longtemps ce qui engendre cet effondrement des normes et des valeurs collectives. Les fameux polémistes BFM et CNews ou pseudo éditorialistes néoconservateurs vous diraient que c'est un problème d'éducation car les parents sont des irresponsables, que c'est lié à l'insécurité, à l'immigration ou pourquoi pas au wokisme. Mais il s'agit simplement des conséquences d'un capitalisme néolibéral de plus en plus destructeur engendrant une société de marché dont les résultats sont l'anomie et l'effacement de la société au profit du seul individu. C'est chacun pour soi et la guerre de tous contre tous.
Nicolas Maxime