Ce qui s’est passé samedi à Paris, lorsque les manifestants du convoi de la liberté ont tenté de bloquer l’accès à la capitale, démontre trois choses :
- On a assisté à des scènes surréalistes où l’on voyait un automobiliste se faire briser la vitre par un policier, ou un manifestant à terre, sans défense, se faire rouer de coups. Cela donne un avant-goût de la répression féroce pour les cinq prochaines années si Emmanuel Macron est réélu. Le pouvoir en place ne cédera rien aux classes populaires. Pire, il les méprise, leur dénie le droit de vivre décemment, le droit de disposer librement de leur corps et le droit de manifester. On se demande quelle pourra bien être la prochaine étape.
- La sécurité, l’immigration, l’islam et même l’environnement sont des sujets secondaires pour les classes populaires, alors que ces thématiques sont systématiquement mises en avant lors des élections présidentielles. Les revendications du convoi de la liberté portent principalement sur :
- la souveraineté populaire : référendum d’initiative citoyenne (RIC), opposition à l’Union européenne (le convoi devait se rendre à Bruxelles) ;
- les libertés individuelles : abrogation du pass vaccinal et de l’ensemble des lois liberticides adoptées depuis l’élection de Macron, dont la loi Sécurité globale ;
- le pouvoir d’achat : augmentation du SMIC, baisse des taxes sur le carburant et l’énergie, moyens supplémentaires pour les services publics, notamment l’hôpital.
- Le convoi de la liberté n’a pas de débouchés électoraux, bien que certains de ses participants voteront Mélenchon, Le Pen ou même Zemmour. Une majorité d’entre eux s’abstiendra en avril prochain, car ils ne croient ni aux partis ni à leurs représentants. Le convoi de la liberté, comme les Gilets jaunes, démontre que nous sommes face à une crise profonde de la démocratie représentative telle qu’elle s’exerce en France.
Nicolas Maxime