Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
À première vue, tout semble opposer Nicolas Bouzou et Michel Onfray.
Le premier est un économiste libéral assumé, mondialiste convaincu, apôtre du travail sans limite et du dérèglement économique. Le second se veut souverainiste, critique du progressisme et défenseur d’une forme de « socialisme proudhonien ». L’un est un européiste forcené, favorable à une intégration accrue dans l’Union européenne et à la poursuite de la guerre en Ukraine au nom du camp occidental. L’autre, plus critique de l’UE, défend une vision de la souveraineté nationale qui le rapproche parfois des positions trumpistes et de la droite conservatrice.
Cependant, ils jouent un rôle complémentaire dans le débat public : Bouzou parle aux libéraux progressistes et mondialistes, Onfray aux conservateurs et souverainistes. Mais tous deux défendent un système où le Capital reste roi, où les travailleurs doivent se sacrifier et où l’État ne doit intervenir que pour garantir la stabilité du marché.
Tous deux refusent la socialisation des moyens de production et la souveraineté économique des travailleurs.
Derrière leurs différends apparents, Bouzou et Onfray ne sont finalement que les deux faces d’une même pièce : celle d’un capitalisme qu’ils servent médiatiquement, chacun à sa manière.
Nicolas Maxime