Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Le Pape Léon XIV, premier souverain pontife américain de l’histoire, incarne aujourd’hui une résistance morale que l'on croyait vraiment disparue. Tandis que Donald Trump met en scène son « triomphe du simulacre », entouré de pasteurs qui transforment la foi en outil de propagande guerrière, Léon XIV a multiplié les appels à la paix, qualifiant la violence d' inacceptable. Il s'est opposé frontalement au conflit en Iran ainsi qu'aux bombardements israéliens au Liban.
L'affrontement a pris une tournure inédite lorsque l'administration Trump a brandi la menace d'une nouvelle « papauté d’Avignon », afin d'intimider le Saint-Siège pour l'aligner sur leurs intérêts militaires. Léon XIV rappelle alors la figure du Christ face à ceux qui cherchaient sa perte en lui jetant des pierres. « Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père : pour laquelle me lapidez-vous ? »[1]. Aujourd’hui, les pierres ont cédé la place aux menaces diplomatiques, et les pharisiens à Trump et aux siens, qui, dans leur orgueil, se croient investis d’une mission divine, tandis que le Pape, à l’image du Christ, leur oppose les œuvres de paix.
Peu importe qu'on soit croyants ou non, catholiques ou non, on ne peut qu'admirer le courage de cet homme, le souverain pontife Léon XIV face à la bêtise du bouffon Donald Trump. Dans ce face-à-face, Léon XIV prouve que la puissance ne réside pas dans le recours à la force, mais dans le refus obstiné de céder à la haine et la violence. Son courage est notre dernier rempart contre l'absurde.
Nicolas Maxime
[1] Jean 10,32.