Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Les mots perdent leur sens et cachent d’autres réalités.
Derrière le terme islamophobie, il faut entendre le rejet d’une religion, l’islam. Il est permis de ne pas apprécier une religion. Le problème est que, derrière cette islamophobie supposée, se dissimule souvent la haine des Arabes et des Noirs de confession musulmane.
Derrière antisionisme, il faut entendre l’opposition à l’établissement d’un État juif sur le territoire d’Israël. Rien n’interdit d’être antisioniste et d’être opposé à l’existence d’un État juif, ce qui n’a rien à voir avec la critique de la politique de l’État d’Israël à l’égard des Palestiniens, ni avec la reconnaissance d’un État palestinien. Cependant, l’antisionisme est fréquemment assimilé, à tort, à l’antisémitisme.
Le racisme doit être combattu, mais cette lutte ne doit pas conduire à déplacer la question identitaire au détriment de la question sociale. Car peu importe que Mohammed, Moussa ou Simon soient de confession musulmane, juive ou autre : l’essentiel demeure la possibilité de vivre dignement. Lorsque ces personnes subissent la violence sociale du quotidien — pauvreté, chômage, difficultés à finir le mois — la question identitaire devient secondaire. Ce sont là les préoccupations majeures de la plupart des citoyens, quelle que soit leur confession, à l’exception de ceux qui entretiennent des polémiques identitaires afin d’étouffer la question sociale.
Nicolas Maxime