Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Les deux réformes sociales de Macron : l’assurance chômage universelle et la retraite par points sont devenues anti-sociales. L’ouverture à l’indemnité chômage des démissionnaires et des travailleurs indépendants est tellement complexe et sous condition qu’au final elle concerne très peu de monde. La réforme a surtout consisté à diminuer les droits des chômeurs et à diminuer leurs allocations.
C’est du pareil au même avec la retraite par points. Si l’on se réfère au rapport de Bozio et Piketty[1], ce régime de retraite se doit d’être favorable aux carrières hachées et aux personnes ayant eu des revenus modestes dans leurs carrières. Mais la volonté budgétaire l’emporte avec l’âge pivot (qui sera maintenu sous une autre forme) et la non-prise en compte de la pénibilité dans la réforme des retraites.
L’objectif affiché est de faire des économies et non de faire des réformes sociales et progressistes profitant à tous.
Nicolas Maxime
[1] Antoine Bozio et Thomas Piketty, Pour un nouveau système de retraite. Des comptes individuels de cotisations financés par répartition, Éditions Rue d'Ulm (collection CEPREMAP), 2008.