Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
« Heureuse de vivre en Arabie saoudite où, si tu voles ton prochaine, on te coupe les mains. Si tu fais volontairement du mal, tu sais que tu subiras le même sort. Je pense qu’il n’y a pas d’autre choix pour calmer certains animaux. » a déclaré la compagne de Théo Hernandez, Zoé Cristofoli, sur les réseaux sociaux[1].
Les « zinfluenceurs » sont bel et bien les figures modernes d'un fascisme déjà là. Pier Paolo Pasolini avait déjà théorisé ce « nouveau fascisme » né de la société de consommation, capable d'acculturer et d'uniformiser les esprits bien plus que le fascisme historique[2]. Pourtant, ironie du sort, une partie de leur public est composée très justement de ces jeunes casseurs et pillards.
Eux qui vivent dans les monarchies absolues du Golfe prônent la mutilation et la loi du talion pour « calmer certains animaux » afin de justifier la déshumanisation des individus et la violence d'État. Cette célébration d'un idéal autoritaire est d'autant plus dangereuse qu'elle s'infiltre sous les traits anodins du divertissement en préparant les esprits à l'acceptation du pire.
Nicolas Maxime