Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Pendant les Trente Glorieuses, la France a connu une phase intense de reconstruction et de développement. Cette période a vu la remise en état des voies ferrées, des routes, des réseaux électriques et d’assainissement. Elle a surtout été marquée par la construction d’infrastructures majeures : aéroports, autoroutes, grands ports, chantiers navals, réseau des télécommunications, centrales nucléaires et grands ensembles d’habitat.
C’est également à ce moment qu’a été mis en place un maillage territorial dense de services publics — écoles, universités, hôpitaux, postes, gares, transports urbains — et que la France est devenue l’un des leaders industriels mondiaux en s’appuyant sur la création ou le développement de grands groupes nationaux tels que Alcatel, Alstom, Saint-Gobain, Pechiney, Usinor, Thomson, Bull, SNECMA ou Aérospatiale.
Cette dynamique n’a pas été impulsée par l’économie de marché laissée à elle-même, mais par une économie largement dirigée, dans laquelle l’État jouait un rôle central de stratège, d’investisseur et de maître d’œuvre.
L’expérience historique montre ainsi que seule une planification étatique est en mesure d’engager à nouveau des programmes massifs d’infrastructures publiques répondant aux besoins collectifs et de structurer une bifurcation écologique cohérente à long terme, en s’affranchissant des logiques de rentabilité immédiate.
Nicolas Maxime