Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
C’est là qu’on se rend compte que le progressisme sociétal — PMA, GPA, euthanasie… — est devenu le bras armé culturel du capitalisme contemporain. Au nom de la revendication de droits individuels sur la vie et sur la mort, on entre dans une marchandisation des corps en parfait complément avec celle observée sur les réseaux sociaux : influenceurs et influenceuses, vente de culottes usagées, records de relations sexuelles... C'est ce qu'on pourrait appeler le néolibéralisme culturel.
Le capitalisme, après avoir colonisé le monde du travail, s’attaque désormais à la sphère la plus intime : celle du corps, de la sexualité, de la naissance et même de la mort. Le droit individuel se transforme en une marchandise en s'assimilant à la capacité de consommer et à celle de se mettre soi-même en valeur sur le marché.
Dans cette logique, la gestation pour autrui (GPA) apparaît comme l’aboutissement du néolibéralisme culturel. La femme y est réduite à un ventre disponible qui fait de la maternité une prestation contractuelle. Loin de représenter une émancipation, cette évolution sociétale consacre le triomphe du marché dans la sphère la plus intime et la plus sacrée, celle de la vie.
Nicolas Maxime