Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Ce qu'il faut comprendre lorsqu'on parle de politiques d'austérité, c'est qu'il ne s'agit pas de réduire « le train de vie de l'Etat » ou de mettre fin aux avantages des ministres, députés et sénateurs pour trouver des économies.
En effet, lorsque vous programmez 40 milliards de baisses de dépenses[1], vous ne pouvez que vous en prendre à la Sécurité Sociale et aux services publics : hausse du ticket modérateur, déremboursement des soins et augmentation du tarif des mutuelles, tandis que 4 millions de personnes ne sont toujours pas couverts par une mutuelle ; trois de jours de carence pour les fonctionnaires, baisse de l'indemnisation des arrêts maladie, alors qu'il y a de nombreux postes vacants à l'Education Nationale, à l'hôpital public et au ministère de la justice.
Les politiques d'austérité et les baisses de dépenses publiques ne sont qu'un prétexte pour supprimer la Sécurité Sociale et privatiser les services publics. C'est ce qu'est en train de réaliser le gouvernement Barnier avec l'appui du Rassemblement National, sous contrôle de l'Union Européenne.
Il s'agit de « défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance » comme l'affirmait Denis Kessler en 2007[2].
Nicolas Maxime