Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
L’enjeu de ces européennes ne sera pas tant d’envoyer des députés européens à Strasbourg, ni de faire un référendum pour ou contre l’UE. La majorité d’abstentionnistes, qui boycotte ces élections, démontre que les Français sont majoritairement opposés à la construction européenne. L’enjeu sera plutôt de savoir quelle recomposition politique est à l’œuvre.
On est en train de voir émerger un bloc néoconservateur, néolibéral et européiste, qui va de Glucksmann à Zemmour. Même s’il existe des différences de degré et de nature, ce bloc mène la même politique économique et sociale. On le voit en Italie avec Meloni : elle applique les mêmes recettes que Macron ou Hollande auparavant. L’Union européenne, par le marché unique, la monnaie unique et les règles budgétaires, amplifie les effets du néolibéralisme.
Quant à la gauche radicale, empêtrée dans ses contradictions par rapport à la construction européenne et à la dualité souverainisme/fédéralisme, elle va sûrement rater une fois de plus son objectif, d’autant plus que LFI a fait de ces européennes une tribune pour la Palestine et non contre l’Union européenne.
Les petites listes ne sont pas là que pour faire de la figuration. Les listes « souverainistes », par exemple, n’ayant pas d’autre projet en soi que le Frexit, n’ont pas d’intérêt puisqu’elles ne remettent pas en cause la mainmise des marchés financiers et des multinationales.
Si Glucksmann, par exemple, fait un gros score, il pourra devenir le challenger, en cas de déroute de la macronie, du Rassemblement national et assurer la pérennité d’une opposition entre deux candidats du Capital.
Nicolas Maxime