Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Eurovision 2024. Nemo, un artiste suisse non binaire, remporte le concours. Dès lors, la panique morale s’empare du camp néoconservateur. Selon eux, le wokisme et le « LGBTisme » s’imposent désormais dans l’opinion publique comme les idéologies dominantes. Les mêmes néoconservateurs, lorsqu’ils étaient les gauchistes de Mai 68, clamaient sans faille qu’« il est interdit d’interdire », au nom de la marchandisation des désirs, comme l’a montré Michel Clouscard, se plaignent désormais de ce qu’ils ont eux-mêmes engendré[1].
La bourgeoisie, empêtrée dans des luttes intestines, n’a plus d’autres sujets à mettre sur la table, preuve s’il en est de sa crétinisation. En réalité, ce faux conflit entre wokes et anti-wokes relève pleinement de la société du spectacle et révèle l’état de décadence avancée de la société occidentale. L’intersectionnalité des wokes comme « l’universalisme » revendiqué par les néoconservateurs ne forment qu’un seul et même ensemble : un syncrétisme pseudo-progressiste qui permet la reproduction du pouvoir et l’aliénation des masses.
Nicolas Maxime
[1] Michel Clouscard, Le Capitalisme de la séduction, Delga, 1981.