Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Le mouvement néoconservateur, issu de la gauche hippie américaine des années 1960 avant de basculer à droite à la fin des années 1970 et au début des années 1980 sous l’effet de la révolution conservatrice Ronald Reagan–Margaret Thatcher, est aujourd’hui en train de s’imposer en France.
Les néoconservateurs, au nom de la défense de la civilisation occidentale et de l’État d’Israël, mènent des politiques étrangères bellicistes et interventionnistes contre ce qu’ils désignent comme « l’axe du mal », à savoir le communisme, l’islam et ce qu’ils appellent désormais le populisme — en particulier la Russie.
Ils cherchent à restaurer la légitimité de la démocratie libérale au nom des droits de l’homme, à réaffirmer l’autorité des élites politiques et technocratiques, ainsi qu’à défendre une identité culturelle occidentale présentée comme menacée.
Le néoconservatisme impose ainsi une forme de rationalisme moral selon laquelle il existerait des vérités morales universelles, guidées par la raison. De la même manière que les néolibéraux, au nom du rationalisme économique, invoquent le Marché comme un horizon indépassable, les néoconservateurs sacralisent le Droit au nom de la supériorité de la morale.
C’est au nom de la supériorité supposée de ce modèle occidental qu’ils justifient des guerres de civilisation et qu’ils s’en prennent à certaines catégories de la population, comme les musulmans.
Les néoconservateurs sont économiquement proches des néolibéraux, puisqu’ils partagent avec eux une même hostilité à l’égard de l’État-providence et de la redistribution des richesses. Ils peuvent toutefois, selon les périodes, se montrer favorables à des politiques de relance keynésienne.
Un néoconservatisme français s’est imposé politiquement depuis 2007, avec la victoire de Nicolas Sarkozy. Il s’étend aujourd’hui d’acteurs politiques comme Raphaël Glucksmann à Jordan Bardella, en passant par Manuel Valls, ainsi que par des essayistes et intellectuels tels que Pierre-André Taguieff, Pascal Bruckner, Michel Onfray, Raphaël Enthoven, Bernard-Henri Lévy ou encore Alain Finkielkraut.
Nicolas Maxime