Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Voici une preuve de plus que « l’extrême droite » n’est que le prolongement identitaire du bloc central.
Il faut rappeler à Marion Maréchal, qui n’a rien fait d’autre dans sa vie que de bénéficier d’une rente de situation — « au lieu de se lever tôt pour aller travailler » — que le montant du RSA pour une personne seule est de 559 euros[1], et que plus de la moitié des demandeurs d’emploi ne sont pas indemnisés[2].
Les allocataires du RSA et les chômeurs, en plus de survivre avec des ressources dérisoires, doivent subir en permanence les regards méprisants et les remarques condescendantes d’une partie de la société, quand ce n’est pas directement leur entourage qui les rabaisse. Ils vivent ainsi une double humiliation quotidienne : celle d’être privés d’emploi, et celle d’être perçus comme des « assistés ».
Ce terme méprisant d’« assistanat » est utilisé sans aucun discernement par des personnes condescendantes ou égoïstes, qui n’ont jamais connu la précarité ni l’insécurité sociale. Or, toute société digne de ce nom devrait avoir le souci du plus faible, tendre la main et permettre à chacun d’avoir une place autour de la table commune.
Nicolas Maxime
[1] Montant forfaitaire du RSA pour une personne seule sans enfant : 559,74 € par mois (montant socle hors forfait logement, en vigueur avant les revalorisations récentes).
[2] DARES, Indemnisation des demandeurs d’emploi en 2022. En moyenne, seuls 45 à 49 % des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi sont indemnisés, ce qui signifie que plus de la moitié ne perçoivent aucune allocation chômage.