Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Javier Milei, candidat ultralibéral et réactionnaire, à la coupe de cheveux à faire pâlir Franz-Olivier Giesbert, a été élu président de la République en Argentine. Rappelons-le : Milei promet de « décapiter l’État à la tronçonneuse », d’en finir avec les dépenses publiques de santé et d’éducation, se revendique climatosceptique et s’oppose à l’avortement. Milei, c’est une forme de croisement entre Donald Trump et Elon Musk.
Quelques leçons à retenir de cette élection :
L’avenir de ce que l’on appelle l’« extrême droite » se dessine ainsi : un mélange de conservatisme sociétal, de nationalisme identitaire et de libertarianisme économique et social. Il n’est pas exclu que ce type de candidat émerge un jour en France. Si Marine Le Pen reste encore relativement étatiste – le néolibéralisme étant aussi une forme d’étatisme – Laurent Obertone incarne déjà une synthèse libertarienne, conservatrice et identitaire, annonciatrice de recompositions futures.
Nicolas Maxime
[1] George Orwell, The Lion and the Unicorn: Socialism and the English Genius, Londres, Secker & Warburg, 1941 ; notion reprise et théorisée par Jean-Claude Michéa, Orwell, anarchiste tory, Paris, Climats, 1995.