Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
S’il y a un domaine où excelle l’« extrême droite » européenne, c’est sa capacité à changer d’opinion comme de chemise et surtout sa docilité envers le pouvoir financier et l’Union européenne. C’est ainsi que Meloni, d’abord foncièrement opposée à l’accord UE-MERCOSUR, s’est finalement montrée favorable, contre quelques concessions marginales, essentiellement symboliques, sans remise en cause du libre-échange.
Il faut en tirer les conclusions suivantes :
Tant que l’on refusera de voir que l’extrême droite est devenue un simple rouage du bloc bourgeois et du capitalisme financiarisé, on continuera à combattre un ennemi fantasmé tout en laissant intactes les causes matérielles de sa progression. Le problème n’est pas un supposé retour du fascisme historique, car le véritable fascisme à venir se situe déjà dans l'évolution techno-libertarienne du capitalisme : gouvernance par les marchés, captation des données personnelles, surveillance algorithmique, mise en œuvre d'un crédit social… Cette extrême droite n'est qu’une déclinaison parmi d’autres, plus brutale sur le plan sociétal, mais aussi la continuité parfaite du Capital qui recycle sans cesse ses propres oppositions pour mieux se maintenir.
Nicolas Maxime