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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

La droite nationale populiste : discours social avant l’élection, politique néolibérale après

Voilà ce qu’est réellement « l’extrême droite », ou plutôt la droite nationale populiste.

  • Avant les élections : du bla-bla sur le « zéro immigration », la désignation permanente des migrants comme boucs émissaires, une rhétorique sécuritaire et identitaire destinée à servir de la soupe aux médias, et de fausses promesses sociales à destination des classes populaires. Le discours est simple, émotionnel, efficace : expliquer la précarité par l’immigration plutôt que par les choix économiques.
  • Une fois au pouvoir : en bons larbins des marchés financiers, la réalité s’impose. Place à une immigration économique choisie afin de satisfaire les besoins du patronat, notamment dans les secteurs en tension, et à une politique ouvertement hostile aux classes populaires, marquée par la remise en cause des droits sociaux et la lutte obsessionnelle contre « l’assistanat ». La suppression ou l’affaiblissement des minima sociaux devient alors un objectif central, sous couvert de responsabilisation individuelle.

L’exemple italien est particulièrement intéressant. Le gouvernement de Giorgia Meloni, porté au pouvoir par un discours de fermeté migratoire, a rapidement validé des quotas massifs de travailleurs étrangers pour répondre aux exigences du patronat, tout en supprimant le revenu minimum de citoyenneté, mesure pourtant essentielle pour les plus précaires. La promesse de protection nationale se transforme ainsi en alignement classique sur les logiques néolibérales.

Cela révèle la nature de cette droite dite « antisystème » qui paraît dure sur le plan identitaire et migratoire mais qui est totalement docile sur le plan économique. L’immigration sert de prétexte à l'aggravation des inégalités, tandis que les politiques menées frappent toujours les mêmes, à savoir les travailleurs et les plus pauvres.

 

Nicolas Maxime

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