Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Beaucoup de personnes prônent l’universalisme et l’assimilation des personnes étrangères au modèle culturel français (à tort ou à raison, cela étant un autre débat). Le problème est que la majorité d’entre elles ne remettent jamais en cause le capitalisme néolibéral, lequel débouche précisément sur la mondialisation économique et culturelle.
À quoi s’assimiler si les enfants s’appellent désormais Kevin, Bryan ou Jordan ; si une large partie de la population préfère manger chez McDonald's ou consommer des cuisines japonaises ou indiennes plutôt que de fréquenter des restaurants traditionnels ; si tout le monde s’habille en sweat à capuche, jean et Air Force One ; si les séries Netflix sont davantage plébiscitées que les films français — eux-mêmes souvent américanisés ? Et que dire du succès de la country et des mangas ? Où est la culture française dans tout cela ?
Comment créer une identité nationale commune forte si la France est désormais dépossédée de son pouvoir de création monétaire et soumise au diktat des traités européens et des marchés financiers, au premier rang desquels ceux de l’Union européenne ?
À un moment, il faut être cohérent : si l’on souhaite un modèle culturel français homogène et universaliste, capable d’assimiler les étrangers, alors il faut sortir du capitalisme néolibéral qui uniformise les modes de vie et dissout les cultures. À défaut, il faut accepter le multiculturalisme, la mondialisation culturelle et l’identitarisme — conséquences logiques et prévisibles d’une société de marché.
Nicolas Maxime