Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Pendant ce temps, en Italie, le théâtre du supposé fascisme commence à montrer son véritable visage.
Le nombre d’arrivées de migrants sur les côtes italiennes a augmenté de façon significative depuis le début de l’année, et ce malgré toute la communication gouvernementale autour de leur politique migratoire. Fermer les frontières n'empêche pas les migrants de venir.
Les quotas d’immigrés légaux admis sur le territoire italien vont être augmentés de 136 000 personnes en 2023, 151 000 en 2024 et 165 000 en 2025, soit près de 450 000 en trois ans[1]. Évidemment, cela concerne essentiellement l'immigration de travail pour des postes dans l'agriculture et le tourisme. En gros, on accepte des migrants uniquement si c'est pour ramasser des tomates.
En revanche, Giorgia Meloni a été efficace pour combattre les pauvres en supprimant leur seul revenu de subsistance, le revenu de citoyenneté instauré par le Mouvement 5 étoiles. Elle a également excellé dans la rigueur budgétaire afin de faire plaisir à l'Union européenne, en bon chien de garde de l'ordre établi. En réalité, Meloni s’inscrit dans la continuité de Mario Draghi. La seule différence ? Meloni tape un peu plus fort sur les migrants et les homosexuels. Et encore, on se rend compte, sur l'immigration, que les actes ne suivent pas les paroles.
Si Marine Le Pen venait à être élue, ce serait exactement la même chose. Elle mènerait, à deux ou trois mesures près, la même politique économique et sociale qu'Emmanuel Macron.
Nicolas Maxime
[1] Le 7 juillet 2023, le gouvernement de Giorgia Meloni a donné une autorisation préliminaire à un document de programmation permettant l’entrée légale de 452 000 travailleurs étrangers sur trois ans (2023‑2025), avec des quotas annuels (136 000 en 2023, 151 000 en 2024, 165 000 en 2025).