Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Sarah Knafo veut importer la méthode Milei dans la capitale. Son programme ? Une thérapie de choc qui ferait passer Margaret Thatcher pour une modérée. C'est l'application française du libertarianisme autoritaire.
10 milliards d'économies[1]: Une coupe dans le budget municipal qui ciblerait en priorité les associations.
-50 % d'agents municipaux : Un dégraissage massif qui pose une question simple, à savoir, qui ramassera les poubelles et gérera les crèches demain ?
Braderie du logement social : En voulant vendre le parc HLM et libérer le marché du Airbnb, elle risque de transformer Paris en une ville-hôtel réservée aux investisseurs, chassant définitivement les classes moyennes.
Sous couvert de libération économique, le programme de Sarah Knafo pourrait conduire à un démantèlement total des services publics au profit du secteur privé. On ne passe pas de la dette à l'équilibre en un claquement de doigts ou alors c'est ignorer la réalité sociale d'une ville qu'on ne gère pas comme une entreprise avec des tableaux Excel.
Nicolas Maxime
[1] Challenges, Municipales 2026 : Sarah Knafo (Reconquête) se lance dans la bataille de Paris avec un programme “à la tronçonneuse”, 19 janvier 2026.