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Je suis éducateur spécialisé depuis 2009. Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu profondément critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, Jean-Claude Michéa, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Naomi Klein...

L’aventurisme de Macron

Le reproche d’« aventurisme » n’est pas vain concernant Emmanuel Macron. En tentant d’osciller EN MÊME TEMPS entre un soutien implicite à l’offensive américano-israélienne en Iran et la dénonciation de son illégalité, le chef de l’État s’enferme dans une diplomatie de l’impuissance. Ce flou stratégique ouvre la possibilité, même indirecte, d’une forme de co-belligérance dans ce conflit.

Or la France a historiquement tiré sa force diplomatique de sa capacité à incarner une puissance d’équilibre et de médiation. En brouillant ce positionnement, elle risque de perdre une part essentielle de sa crédibilité et fragilise sa position sur la scène internationale.

On se rappelle de Jacques Chirac — quoi qu’on pense de l’ancien président — qui avait courageusement défié l’alliance occidentale lors de la guerre d'Irak de 2003 en refusant de suivre les États-Unis en Irak. Aujourd’hui, avec Emmanuel Macron, on a un président qui veut impressionner la galerie en envoyant le porte-avions Charles de Gaulle au Moyen-Orient et en parlant d’augmenter la dissuasion nucléaire tout en avançant l’idée de son européanisation.

Disons-le franchement : c’est complètement à côté de la plaque ! Il s’agit davantage d’une posture martiale donnant l’illusion de la puissance par une surenchère militaire, sans répondre aux véritables enjeux stratégiques et diplomatiques.

À la fin du quinquennat, le bilan pourrait bien être celui d’un aventurisme permanent, que ce soit à l’intérieur, par un hyper-présidentialisme assumé et des réformes antisociales, à l’extérieur, par une incapacité à définir une ligne diplomatique claire et cohérente.

Au final, il n’en restera sans doute que de la poudre de perlimpinpin[1].

 

Nicolas Maxime


[1] L’expression a été utilisée par Emmanuel Macron lui‑même lors du débat de l’entre‑deux‑tours de 2017.

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