Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Sandrine Rousseau demande la démission d’Éric Coquerel alors que ce dernier n’a pas été condamné mais est déjà considéré comme un agresseur sexuel.
Olivier Faure est considéré comme antisémite pour ne pas avoir désigné l’identité des victimes de la rafle du Vel d’Hiv de 1942.
La NUPES attaque une ministre pour des propos déplacés sur les homosexuels.
La NUPES souhaite constitutionnaliser l’avortement alors que même le RN ne souhaite pas le remettre en cause.
Ces séquences politiques et médiatiques successives donnent le sentiment d’un empilement de controverses identitaires et morales, souvent déconnectées des préoccupations matérielles quotidiennes d’une grande partie de la population. Elles mobilisent une énergie considérable dans l’espace public tout en reléguant au second plan les enjeux centraux que sont le travail, les salaires, le logement, les services publics, la protection sociale ou encore la précarité.
Bref, quand la gauche aura compris qu’il faut arrêter de parler d’identité et se concentrera à nouveau sur la question sociale, comme le fait d’ailleurs Ruffin, ils pourront espérer regagner les classes populaires. Dans le cas présent, ils servent la soupe aux lentilles aux néolibéraux et aux identitaires en leur offrant un terrain de confrontation secondaire qui occulte les rapports de classe et les inégalités économiques.
Nicolas Maxime