Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Uber Files. On apprend que Uber aurait mis en place une stratégie d’évitement fiscal avec la complicité de certains pays européens comme les Pays-Bas. On apprend également qu’Emmanuel Macron, lorsqu’il fut ministre de l’Économie, aurait joué le VRP de luxe pour Uber, allant même jusqu’à signer un pacte secret avec la société, afin de déréguler la réglementation en matière de taxis. On apprend aussi qu’Uber aurait mis la pression sur les journalistes en entravant leurs enquêtes. On apprend enfin que des économistes libéraux comme Nicolas Bouzou auraient été payés par Uber pour défendre le nouveau modèle social des VTC.
En réalité, on apprend comment fonctionne le néolibéralisme, qui n’a plus grand-chose à voir avec le libéralisme classique. Le néolibéralisme, ce sont des États qui se mettent au service des marchés financiers et des multinationales pour répondre à leurs besoins, et non pour favoriser la libre concurrence. On crée des oligopoles qui ressemblent aux seigneuries du temps de la féodalité. Les médias de grande écoute jouent un rôle comparable à celui du clergé : ils prêchent la bonne parole afin d’assurer la diffusion de la religion néolibérale.
Emmanuel Macron, comme tant d’autres responsables politiques, journalistes, éditorialistes, économistes et intellectuels, apparaît ainsi comme l’un des vassaux de ces nouveaux seigneurs, dont les visages sont désormais ceux des banques d’affaires et des multinationales.
Nicolas Maxime