Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
C'est quand même incroyable ce qui est en train de se produire sous nos yeux. Un parti, les Républicains, devenu un astre mort depuis les défaites consécutives de Sarkozy en 2012 et Fillon en 2017, récoltant, avec sa candidate Valérie Pécresse, moins de 5 % des voix, ne faisant élire que 47 députés à l'Assemblée nationale, est parvenu à constituer un gouvernement en cohabitation avec Ensemble, le mouvement présidentiel[1].
Alors que les Français ont voté majoritairement pour le RN et le NFP, c'est une alliance Ensemble/LR composée principalement d'ex sarkozystes et fillonistes — Bruno Retailleau, Rachida Dati… — qui est parvenue à former un gouvernement de droite néolibérale. Ce n'est plus un déni démocratique mais un coup d'État déguisé.
Car ce qui se joue ici dépasse largement une simple recomposition politique : c’est une confiscation du pouvoir par des forces minoritaires, rendue possible par les mécanismes institutionnels et les jeux d’appareil. Le vote populaire est contourné, dilué, neutralisé au profit d’arrangements entre élites politiques qui refusent de tirer les conséquences du scrutin.
Nicolas Maxime
[1] Ministère de l’Intérieur, résultats officiels des élections présidentielles de 2012, 2017 et 2022 (défaite de Nicolas Sarkozy en 2012, élimination de François Fillon en 2017, score de 4,78 % pour Valérie Pécresse en 2022) : https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles ; Assemblée nationale, résultats des élections législatives de 2022 (environ 47 députés pour Les Républicains et alliés) : https://www.assemblee-nationale.fr.