Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
En présentant le front républicain comme un rempart contre la victoire du Rassemblement National (qui de toute façon n'aurait pas eu la majorité absolue), Emmanuel Macron a tendu un piège aux représentants du Nouveau Front Populaire qui ont sauté à pieds joints. Celui-ci a profité des voix de la gauche pour faire élire un maximum de députés, situation qui était encore inespérée il y a une semaine.
Même s'il est sorti amoindri, ce dernier peut encore espérer former une coalition du bloc central élargi avec les Républicains et les sociaux traîtres du PS. Il l'a déjà annoncé dans sa lettre et il semble que les basses manœuvres commencent déjà à s'agiter dans les partis : Delga, Bertrand, Philippe...[1]
On résume. Macron et Ensemble ont sauvegardé une partie de leurs sièges grâce aux désistements des candidats du Nouveau Front Populaire lors de ces élections législatives pour faire barrage au Rassemblement National. Le Nouveau Front Populaire est annoncé vainqueur de ces élections avec une majorité très relative. Macron déclare qu'il n'y a pas de vainqueurs et qu'il attend que les forces républicaines bâtissent une majorité avant de nommer un premier ministre. En clair, un premier ministre issu d'une coalition PS-Ensemble-LR.
Nicolas Maxime
[1] Emmanuel Macron, « Lettre aux Français », 24 juin 2024, publiée sur le site de l’Élysée :
https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2024/06/24/lettre-aux-francais.