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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

La droite républicaine face à sa vacuité idéologique

Assister au débat des candidats à la primaire de la droite, c’est assister à une débâcle idéologique de la droite républicaine. Les candidats ont participé pendant deux heures à un concours Lépine de la proposition la plus extrême en matière d’immigration, d’identité ou de sécurité.

Ils sont, de manière quasi systématique, restés bloqués sur les thèses de Milton Friedman et obsédés par la baisse des dépenses publiques, des impôts et des charges[1].

En réalité, comme le Parti socialiste a abandonné le socialisme, Les Républicains ont laissé de côté le gaullisme. Aucun des candidats à la primaire de la droite n’est véritablement gaulliste. Où est le projet de troisième voie fondé sur la participation, cher au Charles de Gaulle ? Où est passée l’ambition de rassemblement des Français ? Où sont les référendums ? Quelle politique est proposée pour permettre à la France de retrouver une réelle souveraineté économique, industrielle et politique ?

Ceux qui souhaitent un candidat libéral voteront Emmanuel Macron. Les autres se tourneront vers les candidats d’extrême droite, car Les Républicains ont beau courir après Marine Le Pen et Éric Zemmour, l’électorat préfère généralement l’original à la copie, surtout lorsque la copie sonne creux et langue de bois.

Ce débat laisse ainsi l’impression d’un courant politique en perte totale de repères idéologiques. De ce spectacle désolant, il ressort que la droite républicaine, en tant que force politique structurée et porteuse d’un projet distinct, a largement disparu du paysage politique français.

 

Nicolas Maxime


[1] Milton Friedman, Capitalisme et liberté, University of Chicago Press, 1962.

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