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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

Souverainisme et nationalisme : deux conceptions opposées de la démocratie

Le souverainisme est, à proprement parler, la quintessence de la démocratie et l’exact opposé du nationalisme. Il vise à préserver, renforcer ou restaurer la souveraineté du peuple, autrement dit la démocratie, qui place le peuple souverain au-dessus de toute autre autorité. Le peuple se définit comme l’ensemble des habitants d’un même territoire, solidaires par choix, par nécessité et par destin.

Le souverainisme implique la préservation des frontières et l’indépendance nationale, dans le respect des autres nations et dans la coopération avec celles dont les intérêts sont convergents. En cela, il s’oppose fondamentalement au nationalisme. Là où le souverainisme repose sur l’égalité politique des citoyens et sur l’autodétermination collective, le nationalisme exalte la Nation en tant qu’entité supérieure et tend à la vouloir la plus grande et la plus puissante possible, ce qui a historiquement impliqué des logiques de domination et des guerres de conquête.

Le nationalisme ne peut être pleinement démocratique, car il n’est pas possible que cohabitent durablement, dans une égalité complète de droits, des dominants-conquérants et des dominés-conquis. La démocratie suppose l’égalité civique, la délibération collective et le consentement des gouvernés. Le souverainisme s’inscrit ainsi dans une tradition politique qui fait de la souveraineté populaire la condition première de la liberté politique, tandis que le nationalisme substitue à cette logique démocratique une hiérarchie entre peuples et entre nations.

Cette distinction renvoie à une conception classique de la souveraineté issue notamment de la philosophie politique moderne, pour laquelle la légitimité du pouvoir ne peut provenir que du peuple lui-même, et non d’une identité nationale essentialisée ou d’un projet de domination extérieure.

 

Nicolas Maxime

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