Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Pour résumer, notre monarque républicain a décidé d’imposer une 3ème dose pour la validation du Pass sanitaire. Le risque avait pourtant été souligné : le Pass sanitaire pourrait s’inscrire dans la durée comme prélude à un Crédit social à la chinoise. Macron n’a toujours pas compris que ce n’est pas forcément la bonne méthode pour inciter les millions de personnes réticentes à se faire vacciner. Parmi elles, des personnes à risque peuvent se retrouver du jour au lendemain en réanimation.
Au lieu d’augmenter les moyens de l’hôpital public, Macron a préféré rendre la vaccination obligatoire pour les soignants, ce qui a contribué à aggraver les tensions sur les effectifs dans certains services, alors même que l’hôpital souffrait déjà d’un manque de personnel.
Macron nous parle de solidarité alors que les chômeurs vont désormais devoir justifier d’une recherche active d’emploi et qu’il envisage d’allonger l’âge de départ à la retraite. Il évoque la nécessaire souveraineté de la France tandis qu’il demande toujours plus d’Europe, donc toujours plus de dépendance aux institutions européennes.
À chaque crise, la même logique semble se répéter : davantage de contraintes et de contrôle, mais sans remise en cause des choix économiques de fond. Macron, c’est toujours plus de démagogie, plus d’autoritarisme, moins de solidarité, moins de souveraineté.
Et dire qu’il a toutes ses chances d’être réélu au vu de la médiocrité de l’opposition. La France pourrait donc connaître cinq années supplémentaires sous Macron. Nous allons probablement avoir Macron pour cinq années supplémentaires, avec le risque de courir droit à la catastrophe.
Nicolas Maxime