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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

La droitisation néolibérale assumée des Républicains

La victoire d’Éric Ciotti et de Valérie Pécresse à la primaire des Républicains marque définitivement l’empreinte libérale conservatrice sur ce mouvement : baisse drastique du nombre de fonctionnaires, réduction des impôts et des dépenses publiques, flexibilité accrue du marché du travail, remise en cause des droits sociaux. Il s’agit en réalité du triomphe idéologique de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan, devenus les principales sources d’inspiration des Républicains, en lieu et place du Charles de Gaulle.

S’ils étaient élus, Valérie Pécresse et Éric Ciotti poursuivraient l’application des recettes néolibérales déjà mises en œuvre par Emmanuel Macron et ses prédécesseurs, avec davantage de radicalité et de rigueur budgétaire. En tant qu’européistes convaincus, ils appliqueraient sans réserve les recommandations de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne, notamment en matière de discipline budgétaire, de réformes structurelles et de libéralisation des marchés.

Cette orientation confirme la transformation des Républicains en un parti pleinement aligné sur les standards du libéralisme économique contemporain, rompant avec l’héritage gaulliste fondé sur l’État stratège, la souveraineté nationale et la protection sociale.

 

Nicolas Maxime

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