Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Le discours d’Emmanuel Macron repose sur une logique simple : tout le monde peut participer, à condition d’accepter son projet.
En réalité, cette posture vise surtout à mettre la pression sur les autres partis, puisqu’il ne peut plus gouverner seul du fait de sa majorité relative. Durant les cinq premières années de son mandat, il a exercé le pouvoir de manière quasi absolue, sans réelle concertation avec l’opposition, imposant ses réformes de façon brutale. Aujourd’hui, seul un accord avec Les Républicains pourrait lui permettre de sauver le début de son second mandat. Reste à savoir si ce parti souhaite se laisser absorber et politiquement affaiblir par Emmanuel Macron.
Que peut-on espérer de cette stratégie ? Peu de choses. Emmanuel Macron ne donne aucun signe d’inflexion et ne semble écouter que lui-même.
Il omet par ailleurs un élément central : il n’a été élu, puis réélu, que par rejet de son opposante. Une minorité seulement des Français adhère réellement à son projet politique. La majorité ne souhaite ni de son gouvernement ni de cette prétendue « ouverture » présentée comme un compromis, mais conçue comme une adhésion forcée.
À moyen terme, le scénario paraît écrit : dans un an, l’exécutif imputera l’absence de résultats aux autres forces politiques, avant de recourir à la dissolution. Ce serait alors l’entrée dans une phase de cohabitation et d’impuissance institutionnelle, conséquence directe d’un pouvoir qui a refusé, trop longtemps, d'écouter les autres.
Nicolas Maxime