Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Ce n'est pas la faute de l'Iran si désormais des personnes sont tellement déboussolées qu'elles en viennent à se marier avec un tram ;
Ce n'est pas la faute de la Russie s'il y a une multiplication de meurtres commis par des déséquilibrés de plus en plus jeunes ;
Ce n'est pas la faute des musulmans si des influenceuses installées à Dubaï vendent leurs culottes usagées ou l'eau de leur bain ;
Ce n'est pas la faute des migrants si des actrices pornographiques se vantent d’avoir couché avec mille hommes en vingt-quatre heures ;
Enfin ce n'est pas la faute des pauvres au RSA si les femmes et hommes politiques de l'Occident sont tombés dans un niveau de perversion et de bêtise aussi affligeant que certains en viennent même à comparer Jésus-Christ à Genghis Khan[1].
Car on a beau jeu de chercher des boucs émissaires pour essayer de se rassurer et de détourner l'attention de nos propres responsabilités et de notre effondrement moral, l'Occident est tellement devenu un asile psychiatrique à ciel ouvert qu'on ne peut désormais plus que constater sa décadence : nous assistons à sa phase terminale.
C’est le nihilisme qui en est à la fois la cause et le symptôme, ce vide existentiel engendré par la postmodernité néolibérale, marqué par le darwinisme social, l'anomie, la marchandisation de toutes choses et l’effacement des croyances collectives, un nihilisme qui nous consume et nous laisse orphelins de sens.
Nicolas Maxime
[1] Lors d’une conférence de presse le 19 mars 2026, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que « Jésus‑Christ n’a aucun avantage sur Genghis Khan », reprenant une formule attribuée à l’historien Will Durant pour dire que, selon lui, la force brutale l’emporte parfois sur la morale dans l’histoire.